Congrès 2025 : bilan des interventions sur les enjeux sanitaires de nos activités
Le Groupement Hippique National, syndicat représentatif des dirigeants de Centres Équestres a tenu son Assemblée Générale, mardi premier avril à Paris.
Outre l’événement statutaire qui permet de faire le point sur l’activité annuelle du syndicat, chaque année, un thème structurant est retenu dans le cadre du congrès qui y est adossé.
Après la fiscalité en 2023, le dialogue social en 2024, c’est l’enjeu sanitaire qui avait été retenu de longue date pour 2025. Par un heureux hasard du calendrier, cet événement s’inscrivait parfaitement dans l’actualité juridique et réglementaire de la filière. Raison qui a poussé de nombreux représentant de la filière équine et agricole à faire le déplacement.
Une belle entrée en matière dans la perspective des discussions qui animeront la filière dans les mois à venir en vue de l’élaboration du plan sanitaire de filière attendu d’ici la fin de l’année par le ministère de l’Agriculture dans le cadre des Assises Sanitaires Animales lancées en janvier.
Organisation et financement de la défense sanitaire de la filière
Co - Auteur de deux récents rapports sur l’état des lieux de la défense sanitaire nationale et ses perspectives de financements, Pascal Hendrikx, Vétérinaire et Inspecteur Général du Conseil Général de l’Alimentation de l’Agriculture et des Espaces Ruraux a partagé ses réflexions quant aux enjeux et perspectives de structuration d’un modèle de défense sanitaire plus robuste.
L’expert à jalonné son intervention de trois messages prioritaires qui devraient guider la réflexion collective que coordonnera la Filière Cheval dans les mois à venir :
- (Prévention) « Les changements globaux augmentent les risques sanitaires et la fréquence des émergences. Il faut se tenir prêt à les affronter. »
- (Anticipation) « Il est essentiel de s’organiser pour être acteur et ne pas subir et ne pas laisser les autres décider à sa place. »
- (Contractualisation) « L’impact d’une crise sanitaire peut être majeur. Pour ne pas être pris de cours, il est important d’anticiper ce que la filière peut financer et à partir de quand l’État devra prendre le relai le cas échéant. »

Retrouvez la présentation de Pascal Hendrikx
Les outils au service de la filière
Jean-Yves Gauchot, Vétérinaire engagé syndicalement et truculant Président d’Honneur du RESPE a présenté aux quelques 120 dirigeants de clubs et représentants de la filière quels étaient les enjeux réels et moyens aujourd’hui à disposition de la filière.
Un enjeu majeur !
A propos de la peste équine le scientifique nous dit : « La question n’est pas de savoir est-ce qu’elle arrivera mais quand elle arrivera ! ». Si le catastrophisme n’est pas de mise, il convient de se préparer et d’anticiper au-delà de cet exemple. La pression sanitaire s’accroit sur l’ensemble des espèces de rente avec une rotation des épizooties qui s’accélèrent au gré de l’accroissement des échanges et des modifications climatiques.
Le RESPE, un outil précieux.
Fervent défenseur de l’institution nationale créé en 1999, le praticien est revenu sur les nombreux atouts du RESPE en termes de détection et de prévention dont la gouvernance partagée permet réactivité et efficacité.
Des outils agricoles peu explorés.
Le docteur Gauchot est également revenu sur la Visite Sanitaire Obligatoire en Elevage, obligatoire depuis 2019 mais toujours trop peu usité dans la filière équine ainsi que sur la contractualisation entre le vétérinaire et l’établissement suivi afin d’amortir les charges liées au traitement et à la prévention sanitaire.
A noter également que d’autres outils agricoles existent. Les Groupements de Défense Sanitaire largement représentés dans l’assistance et qui n’ont pas manqué de rappeler que les sections équines existantes ou à venir doivent encore trouver leur place et travailler à des programmes d’action attractifs et partagés par tous les segments de la filière.

Mieux vaut prévenir que guérir
Au travers deux analyses d’impact économique, Jean-Yves a présenté une extrapolation du coût que représente l’impact d’une crise sanitaire à l’échelle d’une structure de 80 chevaux (Plus de 200 000 €) ou bien celui que représenterait l’annulation d’un événement majeur tel que le Prix d’Amérique (3,6 Millions d’€ à l’échelle de la filière, 10,6 Millions d’€ à l’échelle du territoire). Ces chiffres qui plaident en faveur d’une prévention renforcée ne doivent pas faire oublier combien il sera indispensable pour qu’il soit partagé que le financement des dispositions sanitaires à venir ne reposent pas uniquement sur les seules épaules des professionnels et nécessitera l’implication de l’ensemble des acteurs.
Retrouvez la présentation de Jean-Yves Gauchot
Aide-toi et le ciel t’aidera
Si l’enjeu sanitaire est l’affaire de tous, il est surtout de la responsabilité de chacun. Au terme de ce congrès, Camille Vercken, spécialiste en biosécurité et associée fondateur de Equiways SAS a initié son intervention à partir d’un contexte de faiblesse structurelle due à :
- Une gestion en amont et pendant les transports à perfectionner,
- Des points à revoir dans la gestion en amont, pendant et après les rassemblements,
- Lacunes dans la connaissance des étapes de nettoyage et de désinfection et de leur efficacité,
- Un manque de transparence dans certaines structures touchées,
- Une filière qui comporte des professionnels et des amateurs,
- Des chevaux suivis dans une même structure par des vétérinaires différents,
- Des maladies sans obligations de déclaration mais qui coûtent cher à la filière.
Point par point, l’experte a proposé des procédures et routines très pratiques qui permettent de limiter le risque autant que faire se peut dans un contexte d’établissement recevant du public.
Aux vues des mesures de bon sens évoquées, il en ressort que la formation, la communication et la responsabilisation de l’ensemble des acteurs gravitant au sein des structures équestres : dirigeants, salariés, cavaliers, propriétaires, prestataires, visiteurs reste un point de départ incompressible.
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